Préparation aux prises de parole sensibles
Certaines prises de parole annoncent une décision que l’auditoire ne souhaite pas entendre : une réorganisation, un plan social, un résultat inférieur à ce qui avait été annoncé, un désaccord d’actionnaires devenu visible. L’exercice se complique de tout ce qui ne peut pas encore être dit, parce que la décision n’est pas arrêtée dans tous ses détails ou parce que le calendrier ne le permet pas. La préparation porte autant sur ces zones que sur le message lui-même.
Trois publics, trois cadrages, un socle qui ne varie pas
Conseil
Cherche à savoir si la trajectoire tient et si vous la maîtrisez.
Financeur
Écoute des hypothèses et des points de bascule.
Équipes
Écoutent d’abord ce que la décision change pour elles. Tant qu’elles n’ont pas cette réponse, le reste du message ne passe pas.
Ces trois cadrages peuvent être vrais ensemble. Le risque apparaît lorsqu’ils se contredisent. Une phrase prononcée en comité restreint circule, une formulation rassurante donnée à un investisseur remonte, un mot lâché en réunion d’équipe est cité ailleurs le lendemain. L’écart entre les versions coûte davantage que la dureté du contenu : un dirigeant qui assume une décision difficile conserve son crédit, celui dont on découvre qu’il a tenu trois discours différents le perd durablement.
Bon à savoir
Préparer une prise de parole sensible consiste donc à écrire ce que chaque public doit entendre, à vérifier que ces messages ne se démentent pas entre eux, et à fixer ce qui ne variera d’une salle à l’autre.
Les questions que vous redoutez seront posées
Dans une intervention ordinaire, une réponse approximative se rattrape. Dans une intervention sensible, elle devient l’information principale : l’auditoire retient l’hésitation plutôt que l’exposé.
Ces questions sont connues d’avance. Le travail consiste à les écrire, y compris celles qui vous mettent en difficulté, puis à arrêter par avance la réponse tenue, ce qui ne peut pas encore être dit et la façon de le formuler sans donner le sentiment de vous dérober. Notre apport porte sur la réception du message.
D’autres décisions suivront-elles ?
Qui est concerné et selon quels critères ?
Depuis quand le saviez-vous ?
Pourquoi maintenant ?
Ce que nous vous remettons
Cinq productions, arrêtées avant l’échéance.
Une cartographie des publics et de leurs attentes
qui établit pour chaque auditoire ce qu’il sait, ce qu’il craint et ce qu’il a le pouvoir de décider.
Une message map adaptée à chaque interlocuteur
les messages arrêtés public par public, et le socle commun qui ne varie pas d’une salle à l’autre.
Les questions sensibles et le Q&A préparé
la liste écrite de ce qu’on va vous demander, avec la réponse tenue et la limite de ce que vous aborderez.
Des scripts et des éléments de langage
les formulations exactes que vous et votre équipe de direction emploierez, pour que la même chose soit dite partout de la même façon.
Des simulations et un entraînement aux objections
en conditions proches du réel, avec un auditoire qui vous pousse là où cela résiste.
Ces livrables sont des exemples de ce que nous produisons sur ce type de mission. Le contenu exact et le format se fixent au cadrage, selon l’échéance, les publics concernés et ce dont vous disposez déjà.
Comment se déroule la mission
1
Le fait à annoncer
Partir de ce qui est réellement arrêté, y compris de ce qui ne l’est pas. Une préparation solide ne recouvre pas une décision floue : elle énonce ce qui est décidé et assume devant tous les publics ce qui reste ouvert.
2
Messages par auditoire
Construire les messages auditoire par auditoire, puis les confronter entre eux pour repérer ce qui ne résistera pas au recoupement. Les éléments de langage se figent à ce stade, et ils valent pour tous ceux qui prendront la parole.
3
Simulations
Recevoir les questions dures avant l’échéance réelle, et régler la conduite face à une relance insistante ou à un engagement qu’on vous demande de prendre séance tenante.
« Nous avons déjà les éléments de langage »
C’est fréquent, et ils sont rarement inutiles. Deux choses leur manquent en général. Ils ont été écrits pour le public qui inquiétait le plus, sans vérification de cohérence avec les autres versions. Et ils n’ont pas été mis à l’épreuve : un argument qui se lit bien sur une note tient parfois trois secondes face à une contradiction. Nous partons donc de votre matière, nous cherchons où elle se contredit d’un auditoire à l’autre, et nous la testons.
À qui s’adresse cet accompagnement
Aux dirigeants, dirigeants associés et C-level
qui doivent porter une annonce dont ils savent qu’elle sera mal reçue.
Aux membres de codir et de comex
appelés à tenir le même discours dans leurs périmètres
Aux conseils d’administration, conseils et comités de surveillance
qui veulent une parole d’entreprise tenue d’une seule voix.
L’équipe qui vous prépare tient en quelques consultants seniors. Celui qui écrit vos messages est celui qui vous met sous pression en simulation, et vous n’avez à raconter la situation qu’une seule fois. Nous intervenons en France, au Luxembourg, en Belgique, au Maroc, à Monaco et en Suisse.
Parlons de l’échéance qui vous attend
Dites-nous ce que vous devez annoncer, à qui, pour quand, et ce qui a déjà filtré : ce premier échange couvre le calendrier que l’annonce impose, les enjeux qui s’y attachent, le budget disponible et le besoin auquel nous devons répondre, et nous vous disons ce que nous prenons en charge d’ici là.
Vous ne savez pas quel accompagnement vous correspond
Deux éléments déterminent le choix, la personne concernée et l’échéance qui la contraint. Indiquez-nous ces deux éléments et nous vous dirons quelle formule s’y prête, ainsi que la durée sur laquelle elle se déroule.
