Vous pouvez acheter de l’expertise sur à peu près tout : le droit, la finance, la technique, le marché. Le fait de diriger n’a pas de fournisseur. Vos équipes dépendent de vos arbitrages, vos associés ont un intérêt dans la réponse, votre entourage n’a pas le contexte. Le mentorat installe cet interlocuteur manquant, et l’installe dans la durée.

Ce que le mentorat recouvre, et sa différence avec le coaching

Apporte une méthode sans expertise du domaine.

Apporte une expertise en faisant à votre place.

Combine les deux positions — méthode et expertise — ce qui lui permet de relever une hypothèse fausse au moment où elle est énoncée.

La différence avec un accompagnement individuel classique tient aussi à la nature de l’engagement. Un executive coaching est une mission : des objectifs écrits, un plan de développement, un bilan, donc un début et une fin. Le mentorat est une relation continue, sans terme fixé d’avance, dont la valeur se construit par accumulation.

Trois conditions, et la raison d’une pratique encore rare en France

Le mentorat fonctionne à trois conditions, dont aucune n’est cosmétique.

Le mentorat suppose quelqu’un qui a exercé la fonction dont vous parlez, qui connaît les décisions que vous devez prendre pour les avoir prises, et dont l’expérience précède la vôtre sur les sujets traités. C’est la condition d’entrée du dispositif. Sans elle, votre interlocuteur écoute votre raisonnement et vous aide à le dérouler ; avec elle, il voit que l’hypothèse sur laquelle il repose contredit la position que vous défendiez sur le même sujet à la séance précédente, et il vous le dit.

La relation n’est pas un échange entre pairs et ne repose sur aucun donnant-donnant. Elle est orientée vers vous, vos décisions, votre entreprise. Le mentor n’a rien à négocier ni à obtenir en retour, et cette absence d’intérêt rend son avis utilisable.

On ne parle pas de la même façon d’un associé qui décroche, d’une cession envisagée ou d’un doute sur sa propre capacité à tenir le rythme, selon qu’on sait ou non que la conversation ne sortira pas de la pièce.

Ces exigences expliquent en partie pourquoi le mentorat reste sous-utilisé en France. La tendance s’inverse à mesure que l’entrepreneuriat gagne en visibilité et que les dirigeants parlent plus ouvertement de la façon dont ils sont accompagnés.

Ce que la durée produit

Votre interlocuteur découvre votre entreprise. Il écoute. Il pose des questions sur les dossiers en cours, les associés, les arbitrages récents.

Il connaît vos dossiers, vos associés, l’historique de vos arbitrages. Il se souvient de ce qui a été décidé et pour quelles raisons. Il peut vous dire que votre lecture d’aujourd’hui contredit celle que vous défendiez il y a six mois, et vous demander laquelle des deux vous convainc encore.

La valeur propre du mentorat se situe là. Vous n’avez plus à réexpliquer le contexte avant de poser la question, ce qui change ce que vous acceptez de mettre sur la table. Les décisions se relisent avec leurs conséquences réelles, plutôt qu’au moment où elles se prennent et où tout le monde y croit encore.

Ce que nous vous remettons

Trois éléments distinguent le mentorat d’une suite de conversations : un rythme qui installe le regard extérieur, une contradiction assumée qui rend le challenge utilisable, une trace écrite qui permet de capitaliser d’une séance à l’autre. Ils se retrouvent dans cinq productions.

tenu à intervalle fixe convenu ensemble, et mobilisé avant que la difficulté ne soit installée.

c’est-à-dire la mise à l’épreuve de ce sur quoi votre raisonnement repose, avant que vous l’engagiez.

celles que vous traitez en ce moment, reprises et documentées pour servir aux suivantes.

qui rend visible ce sur quoi vous travaillez et où vous en êtes.

qui font le lien entre ce qui a été dit et ce qui s’est passé.

Ces livrables sont des exemples de ce que nous produisons sur ce type d’accompagnement. Le cadrage arrête l’intervalle des points, la façon dont la contradiction s’exerce, et le contenu exact de ce qui s’écrit entre deux séances.

Comment se déroule l’accompagnement

Le premier temps sert à établir ce dont on va parler et à vérifier que le courant passe, une relation de cette nature ne se décrétant pas. La suite épouse vos échéances réelles plutôt qu’un programme défini à l’avance.

« J’ai déjà des administrateurs et des conseils »

L’autre objection porte sur le temps, et rejoint l’argument du rythme régulier : un point tenu à date coûte moins cher en agenda qu’une décision reprise six mois plus tard.

À qui s’adresse cet accompagnement

aux entrepreneurs individuels qui ne peuvent pas tout porter, aux cadres dirigeants et aux C-level

qui prennent la suite d’une entreprise dont ils connaissent l’histoire mieux que le pilotage.

Nous fonctionnons en équipes seniors et restreintes. La relation vous lie à une seule personne, celle qui la conduit d’un rendez-vous au suivant, ce qui permet à la mémoire de vos dossiers de se constituer quelque part. Nous intervenons en France, au Luxembourg, en Belgique, au Maroc, à Monaco et en Suisse.

Parlons de ce que vous cherchez

La fréquence des rendez-vous suit ce que vous avez sur les bras et ce que votre calendrier supporte. Commençons par un rendez-vous. Nous y pesons les enjeux du moment, écoutons le besoin qui vous amène, puis regardons quels budget et calendrier vous pouvez tenir, avant de vous dire si une relation suivie est la bonne réponse ou si un autre format vous sert mieux.